Classe de maître avec Alberto Garcia Sanchez

Samedi le 21 octobre, 9h30 à 17h : Le mouvement et le geste comme prolongation de la parole

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM. En collaboration avec l’École Supérieure de Théâtre de l’UQAM.
Tarif : 90$ plus taxes. Rabais de 10% pour les membres en règle du RCQ qui s’inscrivent avant le 14 septembre. Maximum de huit participants.

Description de la formation
Pendant le stage les aspects suivants seront traités :

  • La mise en espace du conte.
    Lorsque nous racontons une histoire nous sommes dans un espace “réel” (un théâtre, une salle de fêtes, un café, etc.). Mais, à ces premiers mots : “ Il était une fois dans le désert de Gobi…” nous invitons les spectateurs à quitter l’espace réel pour en créer un nouveau. Pour cela nous devons “traiter”, “travailler” la scène.
  • L’émotion véhiculée par le mouvement.
    On pense souvent que c’est en cherchant le sentiment de tristesse, qu’on finit par marcher d’une manière triste. On cherche l’émotion et puis on attend que cette émotion modèle notre corps et nos mouvements.
    Ce peut être une bonne manière de faire, mais il est possible d’inverser la formule. En Commençant par bouger comme la tristesse de manière à ce que ce soient les mouvements qui évoquent le sentiment de tristesse.
  • La structure du dialogue.
    Il arrive qu’à certains moments du récit, on soit amené à jouer plusieurs personnages. Au début le public suit le dialogue mais il peut arriver un moment où il se perd : Qui parle ?
    Comment faire alors ? Changer la voix de chaque personnage pour aider les spectateurs à les distinguer ? Changer la position de notre corps pour chaque personnage ? Le plus souvent, il suffit de bien organiser le mouvement.
  • Le rapport entre la parole, le geste et le silence.
    Le geste ne doit pas dire ce que disent les mots, il n’est pas l’expression visuelle d’un récit. Le geste est un complément de la parole et du silence.
    « Bougez comme un curé et après quelques minutes vous commencerez à croire en dieu »
  • L’analyse du mouvement
    Si il est important de “faire” des exercices, un point très important du stage est consacré à cultiver l’art de “regarder” les exercices.
    Dans ce stage des exercices individuels et collectifs sont réalisés.

Bio du formateur Alberto Garcia Sanchez
Le parcours d’Alberto García commence à Barcelone sous l’influence du théâtre catalan après la chute de la dictature franquiste. Engagé dans la vie sociale et politique, il participe à de nombreux festivals internationaux de théâtre en Espagne et en Amérique latine. Il crée des activités culturelles dans les prisons, dans les écoles, dans le cadre du mouvement citoyen de sa ville et s’engage comme comédien-brigadiste dans la révolution sandiniste au Nicaragua.

En 1991, il quitte Barcelone pour suivre la formation de l’Ecole Internationale de Théâtre Lassaad à Bruxelles. Il apprend à connaître et à maîtriser les différents genres de théâtre en participant à des spectacles créés par des compagnies belges tels que la compagnie de la Sonnette, Dolle Maandag et la compagnie Lassaad, il aborde ainsi la tragédie grecque, la Comédia dell’Arte, le bouffon, le clown, le conte et le mélodrame. En parallèle, il anime des ateliers de formations dans le milieu pénitencier belge. Fruit de cet engagement naquit en lui l’idée de jouer les spectacles de Dario Fo Johan Padan à la découverte des Amériques et Mistero Buffo, qu’il joue en solo en Europe, en Amérique et en Afrique.

Entretemps, il rejoint la compagnie « Ensemble Materialtheater » basée à Stuttgart (Allemagne) dont les spectacles font le tour du monde. Timidement, il fait ses premiers pas dans la mise en scène avec la conteuse Michèle Nguyen et avec la compagnie belge « Le Chien Qui Tousse ». Plus tard, l’ « Ensemble Materialtheater » lui confie la mise en scène de plusieurs de ses spectacles, et bientôt, il est sollicité pour diriger des compagnies de théâtre en Suisse, en France, en Belgique et au Québec. Le Festival Fidena-RuhrTriennale lui confie la mise en scène de la coproduction franco-allemande-congolaise Le Cadeau.

Alberto García s’intéresse beaucoup à l’art du conte. Le théâtre contemporain lui semble se perdre dans les artifices, le conte, lui, est par définition un art dépourvu d’artefacts. Séduit par cette simplicité, il développe une pédagogie destinée aux conteurs et anime des stages de formation en Europe et au Québec. Il accompagne et met en scène les spectacles de Michèle Nguyen (Molière du meilleur spectacle jeune public 2011), et d’autres conteurs et conteuses comme Nadine Walsh (Québec), Ladji Diallo (France), Cécile Delhommeau (France), Stéphanie Beneteau (Québec), Mélancolie Motte (Belgique) et Patrick Mohr (Suisse).

Pour information et inscriptions : info@festival-conte.qc.ca