Classe de maître avec Chirine El Ansary

Samedi le 28 octobre, 9h30 à 17h : Prendre possession de sa propre parole par le jeu

Pavillon Judith-Jasmin, UQAM. En collaboration avec l’École Supérieure de Théâtre de l’UQAM
Tarif : 90$ plus taxes. Rabais de 10% pour les membres en règle du RCQ qui s’inscrivent avant le 13 septembre. Maximum de huit participants.

Description du stage:
Tout d’abord, on prend conscience de son corps : on l’échauffe, on le travaille avec délicatesse, on le malaxe avec attention et douceur. Pas de hiérarchie entre les différentes parties. Le corps, il faut le travailler de l’ongle de l’orteil à la pointe du cheveu. Ce n’est pas un travail exténuant et compétitif où chacun essaie de se montrer, de montrer ce qu’il sait faire ; c’est un réveil de toutes les cellules, des retrouvailles avec l’instrument qui porte la voix, cette voix qui transmet la parole.

Une fois le corps mis en alerte, on introduit la voix, on la libère de sa cage, on lui permet d’accompagner le corps. Ensuite on prend possession de l’espace, on essaie de se l’approprier, de l’habiter entièrement. Même l’espace le plus ingrat peut être apprivoisé, utilisé de différentes manières, se dissoudre et laisser place au monde de l’histoire.

L’histoire, on apprend à l’habiller de notre unicité. De quelle couleur est ce mot ? Quelle est sa forme? D’où s’échappe ce mot-là ? Dans quelle direction se dirige celui-ci ? À quel endroit de l’espace va-t-il s’installer ?

Si je change de mot pour dire la même chose, est-ce que je dis toujours la même chose ? Si je change d’angle pour raconter mon histoire, est-ce toujours la même histoire?

Un travail pour prendre possession de sa propre parole par le jeu.

Il est nécessaire de venir vêtu confortablement. Il est possible d’arriver avec en tête une histoire, un poème ou une chanson.

Bio de la formatrice Chirine El Ansary
Née en Égypte en 1971, Chirine El Ansary passe une partie de son enfance en France, sans oublier pour autant son héritage arabe. Elle aime raconter des histoires et elle va donc en faire son métier. Après deux ans à l’École internationale de Théâtre Jacques Lecoq de Paris et des cours de danse, elle commence en 1996 sa carrière de conteuse, en Égypte. Au programme, les Mille et une Nuits. Mais Chirine se rend compte très vite que ces histoires ne se racontent pas telles quelles. Elle s’attelle alors à la réécriture de cycles entiers des Mille et une Nuits, s’inspirant de la vie cairote, de ses souvenirs d’enfance et de ses voyages à travers l’Égypte : désert Libyque, Sinaï, les villages du Delta et de la Haute-Égypte tout en tentant d’en conserver l’esprit subversif, loin des clichés colportés par les fantasmes orientalistes. Elle imprime à son récit le regard d’une femme, ballottée dès l’enfance, d’une culture à une autre, d’un monde à un autre.

Chirine El Ansary avoue être influencée par la façon dont les femmes racontent des histoires entre elles ou aux enfants, dans l’intimité de leurs maisons. C’est cette ambiance intime et privée qu’elle désire transmettre au public en l’entraînant vers des voyages imaginaires, magiques et romantiques et en faisant revivre en lui son âme enfantine. Ce qui est important pour Chirine, c’est la liberté. Pendant la représentation, elle se sent complètement libre, elle est l’histoire qu’elle raconte. Et elle sait bien transmettre cette passion à son public qui, quand elle a fini, demeure ébloui.

Pour information et inscriptions : info@festival-conte.qc.ca