Atanukans : À la découverte de la cosmogonie innue

Atanukans : À la découverte de la cosmogonie innue

Le Festival interculturel du conte de Montréal, en collaboration avec le Musée McCord Stewart, vous convie à une série inédite et exceptionnelle de contes racontés en langue innue par Charles-Api Bellefleur. Ce dernier sera accompagné sur scène par la poète et femme de lettres Joséphine Bacon, qui fera l’interprétation simultanée en français.

Charles-Api Bellefleur est chasseur, musicien et rêveur. C’est aussi l’un des derniers conteurs innus à retransmettre des histoires issues d’une tradition orale ininterrompue. Il est le porteur d’une cosmogonie complète forgée par le peuple innu sur plusieurs millénaires.

Si le peuple innu ne possédait pas d’écriture à l’arrivée des Européens, il est riche d’une littérature orale foisonnante et complexe. Les mythes innus font partie des grandes cosmogonies du monde, au même titre que celles plus connues que sont les mythologies grecques ou égyptiennes. Les conséquences de la colonisation ont eu des effets dévastateurs sur la transmission de cette riche tradition.

Comme pour la plupart des peuples faisant partie de la vaste famille linguistique algonquienne, les Innus identifient deux sortes de récits : les atanukans et les tipatshimuns. Un conteur traditionnel innu a décrit ce qu’était un atanukan à l’anthropologue Rémi Savard par « ce qui doit être transmis ». On retrouve dans cette catégorie de récits les mythes de la création du monde et tous les événements qui ont eu lieu à une époque où les hommes et les animaux n’étaient pas encore différenciés. Charles-Api Bellefleur racontera en langue innue cinq des quinze atanukans.

Le regretté Serge Bouchard surnommait les Innus « le peuple rieur ». Ces représentations seront remplies des rires francs de Charles-Api Bellefleur et Joséphine Bacon, qui nous livreront avec joie et complicité des récits qui racontent la place de l’humain dans le cosmos.

Réservations : https://www.musee-mccord-stewart.ca/fr/activite/atanukans-decouverte-cosmogonie-innue/

Dates :

Jeudi 3 novembre 2022 à 19 h : Mee

La culture innue découle d’une certitude, celle que l’homme est dans l’univers au même titre que toutes les autres essences vivantes, ce qui, dans les cultures traditionnelles, inclut les arbres, les pierres, les insectes, le vent et bien d’autres espèces. Ces savoirs sont transmis de génération en génération par le biais des atanukans, ou mythes.

Mee est le premier récit dans ce grand cycle de quinze atanukans; il raconte la création du monde, grâce à un poisson qui sort de l’eau, à qui il pousse des pattes et puis des poils… Darwin vous dites ? Ajoutez une rencontre avec un bébé loup, la découverte du feu et même, un vaste déluge, et vous rentrez dans le monde de la cosmogonie innue par la grande porte !

Vendredi 4 novembre 2022 à 19 h : Tshakapesh

Au centre du cycle de cosmogonie innue, il y a le récit fondateur de Tshakapesh, un héros qui nous fait connaître le monde du rêve, qui est seul à pouvoir accéder à tous les autres mondes.

Samedi 5 novembre 2022 à 19 h : Auash kautikumit

Dans Auash kautikumit, ou L’enfant couvert de poux, on découvre l’arrivée de l’été dans un pays où seul l’hiver existe, par le biais d’un enfant pouilleux, abandonné par ses parents, qui part à la quête des oiseaux d’été.

Dimanche 6 novembre 2022 à 14 h : Aiaeshe

L’enfant Aiaeshe est abandonné sur une île par son père ; il retrouvera la liberté grâce à un insecte géant sur le dos duquel il se sauvera. Ces aventures le mèneront à confronter son père. Un récit fantastique, étrange et d’une richesse infinie…

Dimanche 6 novembre 2022 à 19 h : Mishukuekuatsheu – atshen atshenukue

Dans ce récit, nous découvrons le grand anti-héros Mishukuekuatsheu, ou Carcajou, joueur de tour et structurateur du monde qui affrontera créatures géantes et autres monstres dans de nombreuses aventures à la fois épiques et loufoques.

Lieu : Théâtre J. Armand Bombardier du Musée.

Activité recommandée pour les 10 ans et plus.

Places limitées, réservation obligatoire.

 

 

 

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